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Si l'on doit aux spéléologues la plupart des connaissances
modernes concernant les glaces souterraines, leurs explorations ont aussi
été à l'origine de la disparition de certaines glacières
naturelles.
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Etudes et inventaires
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La majorité des découvertes
et les différents inventaires ont été réalisés entre
le XIXe et le XXe siècle. Dans le Jura vaudois, l'ouvrage de BARON
(1969) est remarquable.
Nous citerons également les études de Michel Siffre,
célèbre spéléologue français qui a passé plus de deux mois consécutifs,
seul, sans aucun repère temporel, à l'intérieur du Gouffre Scarasson
(France) pour étudier entre autre le comportement du glacier souterrain.
Il a connu l'obscurité, le froid, l'humidité, la solitude et les douleurs
corporelles, autant de désagréments pour pouvoir approfondir les connaissances
des glaces souterraines. |
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Désobstructions, bâchages
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Née au cours du XIXe siècle,
la spéléologie avait pour objet principal la compréhension des phénomènes
souterrains. Par la suite cette science s'est reconvertie en sport
et en loisir dominical, et des milliers de clubs se sont constitués,
principalement dès le milieu du XXe siècle. Dans cette reconversion,
le souci scientifique se voit soudainement dominé par l'exploit sportif
et par la quête du record inespéré. On veut descendre toujours plus
bas, atteindre des profondeurs insoupçonnées et découvrir de nouveaux
réseaux.
Dans cette optique, la glace ne constitue plus vraiment un intérêt
scientifique, mais plutôt un obstacle puisqu'elle obstrue d'éventuels
conduits, dissimule des prolongements et empêche de mener à terme
les prospections. Au même titre que les accumulations chimiques ou
détritiques, elle représente un matériel de remplissage et par conséquent
un ennemi de taille.
De nombreux exemples relatent l'acharnement des explorateurs de l'ombre
afin de contourner la glace, de la réduire ou tout simplement de l'éliminer. |
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